Loin de moi l’ambition de me comporter en critique d’art, ou xxxx… mais j’avais envie de partager quelques belles impressions de la visite éclair que j’ai faite à Arles.
D’abord les Mexicains. Belles découvertes.
2 séries présentées.
“Land of witches” est une immersion dans un monde des sorcières et incantations… dans ce Mexique que j’ai adoré visiter,tout en couleur, lenteur, intrigues…
La projection de “welcome to lipstick” traite d’un autre sujet,la prostitution à la frontière Mexique – Usa avec la même sensibilité, on y trouve une ambiance plus violente.
-> Maya Goded sur le site internet de MAGNUM
J’ai beaucoup aimé cette projection de “la véritable histoire des superhéros”. Depuis quelques temps, j’ai vu plusieurs séries mettant en scène des superhéros dans la vie quotidienne, mais toutes m’ont parues décevantes, trop cliché, pas toujours bien réalisées. Là, je trouve que l’équilibre est bon. Le déguisement est au service d’un message… celui de dire que ces mexicains qui travaillent aux USA et envoient de l’argent à leurs famille sont de vrais superhéros! Et de belles mises en scène… Une vrais source d’inspiration pour moi…



-> la série sur son site internet
Des images d’une intensité rare, en noir et blanc. De magnifiques portraits, comme évidemment la “notre dame des iguanes” ou les indien Seris, des ambiances mexicaines, et l’émouvante salle de bain de Frida Kahlo. Une très belle exposition, presque une rétrospective, à la recherche des indentités culturelles au Mexique et ailleurs.
… Je ne peux enfin, pour en finir avec les Mexicains d’Arles, pas oublier de citer la fameuse valise mexicaine de Capa, une exposition pleine nostalgie et nous replongeant dans les grandes heures du photojournalisme, même si ce genre de rétrospective historiques et le format souvent “planche contact” ne me passionnent pas.
J’attendais beaucoup de cette exposition dont les curateurs incluaient notamment Joan Fontcuberta (le site fontcuverta.com) que j’avais beaucoup apprécié lors du Festival ManifestO à Toulouse l’an dernier (Fontcuberta à Toulouse), mais aussi Martin Parr et 3 autres artistes. Un peu déçu en début de visite par les accumulations d’image volées sur google, j’ai finalement été conquis par de jolis travaux, comme les “photo opportunities” de Corinne Vionnet (son site) qui agglomèrent une centaine de points de vue de la même image volés sur internet et dont le résultat étrange entre netteté et flou interrogent sur l’originalité, sur les usages de l’image… Ou comme la série “+ walker evans + sherrie levine” de Hermann Zschiegner qui recense différentes formes déformées, pixeliées, colorisés, recadrées… de la célèbre image trouvées comme résultat de la recherche sur google… Ou comme toutes accumulations, dont la très graphique Jodi Hodell qui inventorie et range consciencieusement piscines, bateaux et autres gros objets vus du ciels, créant un puzzle graphique étrange… Ou comme ces photos de prostituées trouvées sur google street view par Jon Rafman…
A la fin , pas de ressenti clair, mais le sentiment que certains ouvrent des pistes, à la manière de Fonctuberta et créent réellement en utilisant les milliards de photos volées sur internet, leur donnant un sens, interrogeant nos usages, …
Une impressionnante fresque humaine de 42 mètres de long, réinterprétant à la photo et à la boue les chef d’oeuvre des monuments et de l’art… surtour impressionné par la performance, je me suis pris au jeu de rechercher les monuments que je connaissais (sans beaucoup de succès) et d’étudier leurs interprétations…
Encore une belle surprise de la part de Tendance floue, la 3ème de l’année après l’agréable parcours dans Paris en début d’année, et la performance en direct de la réalisation du Mad in sète lors du festival Images singulières, le collectif réussit faire une 3ème fois différent, à nous étonner une 3ème fois dans l’année, sans créer de sentiment de redite, ou de re-vue…
Et là, une très belle scénographie pour présenter les travaux du collectif, réellement originale et au service de leur travail, de leur esprit… pas une simple exposition + projections, mais des parcours passant par passerelles, coussins en bâches… totem d’images graffé – calligraphié par un artiste chinois… projection sur 4 écrans simultanés… tout un univers qui vous prend… Puis vient un 2ème espace plus calme, classique, présentant des travaux individuels des photographes du collectif.
Ce “Ponte city” qui explore une barre d’immeuble m’a bluffé. L’accumulation d’images recréant la sensation de l’immeuble, de sa verticalité, du nombre. Des photos complémentaires en grand format venant en contrechamp donner des indices sur la réalité du lieu et de ses habitants.
-> Un travail pas très bien servi sur internet mais impressionnant en exposition/
Voilà l’essentiel, quelques autres expos étaient intéressantes, notamment les dessins à la Javel de Miquel Barcelo, ou, comme chaque année, le OFF de William ROPP avec cette année de surprenants portraits en couleur (voir sur son site), l’hôtel particulier investi par MYOP…
PS : les images sont volées à l’iphone parce que cela correspond à ce que j’ai aimé, que j’ai voulu emporter avec moi… et que c’est dans l’esprit de Fontcuberta, et en fonction de mes moyens disponibles…Pour voir de vrais images, passez par Arles ou allez sur les sites des auteurs!
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